Le fondateur

En 1965, à 17 ans, parallèlement à ses études à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués de Paris (1964-1969), il crée les sculptures "Extra-intro" (Recherches plastiques avec lumières mouvantes, révélant les paradoxes entre effets de surface et "profondeurs" des sentiments.)

A 18 ans M.L. Dioptaz s'invente une écriture idéographique lui permettant de «rapporter de l'information de ces strates de réalité où les mots ne peuvent plus nous suivre ». Cette recherche donnera lieu à de nombreuses peintures et lithographies, et quelques années plus tard, à son premier livre : "Nœuds de Vie" (éd. «Feu Liquide, B. Diffusion» 1975.)

Dans le même temps, il se distingue comme Designer. En 1968, il a 20 ans lorsqu'il crée l'emblématique et minimaliste "Isotope-chair" (le premier siège conçu autour du principe de la mémoire de forme). Après avoir été exposé au Grand Palais des Champs Elysées, au Mobilier National de Paris, au Museum für Angewandte Kunst de Vienne et à "Terre des Hommes" de Montréal, "Isotope-chair" est sélectionné pour être présenté dans l'exposition international des « 120 meilleurs sièges du monde des 50 dernières années », organisé par le Victoria and Albert Museum de Londres.

En 1969, alors que M.L. Dioptaz réalisait des illustrations médicales pour une revue, il a l'occasion de manipuler et de nouer un faisceau de fibres optiques qu'il avait extraites de la gaine d'un flexoscope détérioré (époque où ces fibres de silice n'étaient utilisées que pour des technologies de pointe et totalement inconnues du grand public). Fasciné par le fait que l'on puisse «palper la sensation optique et sculpter la lumière avec les mains», il réalise avec ces fibres des sculptures lumineuses mouvantes qui seront présentées en 1971 au pavillon Marsan du musée du Louvre. Une photo de ces sculptures fera la couverture de "BNF", une publication du ministère des affaires étrangères, et l'idée circulera dans le monde entier.

Il se manifeste comme peintre, sculpteur, illustrateur, réalisateur de films d'animation. En 1975, il obtient son poinçon de Maître Orfèvre, et un grand bijoutier parisien lui ouvre alors la collection "DIOPTAZ". Dès la première année, il remporte un prix international au Bijorhca.

De 1973 à 1975, il pratique chaque matin le Zazen au Dojo Pernety avec le maître Zen Taisen Deshimaru. Dans le même temps il entre dans sa dixième année de pratique de l'Aïkido avec maître André Nocquet.

«La manière dont la créativité se manifesta à mon endroit, les espaces synesthésiques qui s'ouvrirent, cassèrent totalement ma perception du réel tel qu'on me l'avait appris. L'évidence que les Arts étaient l'expression de "quelque chose" de plus important qu'eux même, devint telle, que cela prit pour moi le pas sur tout le reste. J'en vins à me tourner essentiellement vers ce "quelque chose" plutôt que vers les applications et manifestations de l'Art, qui m'apparurent alors comme de simples effets de surface, juste des épiphénomènes.»

Ne se reconnaissant plus dans nombres des motivations des artistes contemporains, pas plus que dans les formes d'expositions et de transactions-spéculations offerte comme "finalité" à son travail et aux œuvres d'art, il part à la rencontre de ce qu'il pense être ses semblables : les Chamans. Cela le mène aux Philippines, en Indonésie, en Amazonie, à la recherche d'un Art étroitement lié au Vivant, à l’Être et à la pleine Conscience.

Il va alors se consacrer à l'exploration des espaces de conscience et d'humanité qu'ouvre la pratique des Arts.

En 1978, dans le cadre de ses recherches sur l’Art et les sciences cognitives, Dioptaz invente le "TRANS-ART"®. Sculpteur utilisant la malléabilité de l'Argile il conçoit des processus auto-enseignants qui se situent aux origines de l'art-thérapie.

En 1983, il invente et développe la notion de "TRANSPARADOX"®, technique où il est question de résoudre les paradoxes entre ce que vit notre corps et la lecture que nous en avons, impliquant des changements de paradigmes. Ces recherches poseront les fondements de la Voie du Sarbacana.

Il rédige l'ouvrage "Le Silence qui Parle" (Edition «le Souffle d'Or», 1991, réédition 1993), ouvrage où apparaissent les notions et principes de la respiration transparadoxale.

En 1990, toujours dans l'esprit "Trans-Art" et "Transparadox", Dioptaz crée des groupes pour l'apprentissage et la compréhension du Yi-king à travers le vécu de la danse, des sons et l'expression plastique (le " Yi-King-Vivant ").

En 1993, il réalise des animations "Trans-Art-Transparadox" au Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes.

Depuis 1991, ses recherches sur l'intelligence transparadoxales donnent naissance à la première école du souffle, la Voie du Sarbacana. Pour éclairer et accéder à la maîtrise de ce micro-instant où se produit le jaillissement de "souffle-énergie-décision", Dioptaz invente des protocoles qui utilisent la Sarbacane pour souffler, en pleine conscience, de très lourdes flèches. Le Sarbacana® comme "Yoga de la prise de décision ©", utilise la sarbacane comme instrument d’exploration et de développement des capacités d’attention et de prise de décision par la conscience du souffle.

En 1998, l'ouvrage consacré au Sarbacana et à l'intelligence Transparadoxale: "Sarbacana, le Souffle du présent" est publié aux éditions le Souffle d'Or.

Michel-Laurent DIOPTAZ s’est éteint le cinq juillet 2013, après plus de 40 années de pratique méditative, trois décennies comme "sensei" de la Voie du Sarbacana, en laissant l’empreinte singulière d’un grand homme émerveillé par la VIE.

Silencieux...sur la pointe du souffle...
j’entre dans les profondeurs du monde.

...Exhaler son dernier souffle...
dans une sarbacane de lumière ̶

Projeter son âme en flèche de vie !

Pour pénétrer la mort en plein cœur ! ̶ !

Comme-un-Cupidon-frappant-la-Mort-d’Amour.

(...à la Mort, à jamais, amoureuse de la Vie.)

Sarbacana, page 174)